toit plus forcée de fe dérober aux yeux des curieux, oliiit au Prince le talifman qui la rendoit invifible. Corydon le reçut avec de fi grands témoi

gnages de reconnoiílance , que‘

la Reine fut convaincue de fon attachement à fes intée rêts. '

Le Prince muni de ce talifman , qui le mettoit à portée deife trouver par-tout fans crainte d’être découvert , 8: par conféquent de voir à toute

. heure la Princefl`e Tramarine ,

dont il s’étoit formé une idée des физ charmantes; ce Prince , dis-je , prefl`a fa marche , donnant 5.-peine le tems à la. Reine de prendre quelque re

pos. Arrivé à la Cour de Caf

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ria dans toutes les vilites qu’elle

rendita la Reine Pentaphile.

' Dans la premiere entrevûe de ces 'deux Princelles , Pentaphile 'parut d’abord un peu déconcertée, lorfque la Reine Cliceria demanda.des nouvelles de la Princelle Tramarine , 6: les raifons qui pouvoient l’avoir empêchée de fe trou-ï ver à Га rencontre. La 'Reine de Caflora ne put s’empêcher de montrer beaucoup de trou­ ble à cette queftion; más ne pouvant fe difpenfer d’y fatisfaire, elle lui fit le récit des aventures de Tramarine, 8: finit par marquer une vraie dou

leur de fe 'trouver dans 'l’im. puillance de lui en dire des nouvelles.

Cliceria qui ne comprenoit rien .au récit qu’elle venoit d’entendre, ne pouvoir fe pe.rfuadet que la force de l’imagi­ nation pût produire des eŕl.`ets nulli fu rprenans. Elle crut donc que tout ce qu’on venoit de lui raconter , n’étoit qu’un.e fable inventée реп: 1а féduire , 8: que Pentaphile avoit peut

. être formé quelque Traité fe

cret avec fon ennemi, dont fa filleavoit été le prix: elle ne voulut cependant pas' faire connoître les doutes, 8: fe retira dans Pappartement qu’on lui avoit deйiné , pour en conférer avec le Prince Corydon, qu’elle craignoit .furieufement чuе cette premiere difgrace n’eut rebuté , 8: que , trompé dans fon attente, il ne voulût

abandonner fon entreprife»

Cell: pourquoi, après s’être .1ong­tems entretenue avec lui des aventures de Tramarine, dontfil étoit à préfumer qu’on n`auroit jamais aucune nouvelle, elle lui dit qu’il lui reftoit encore une jeune Princeffe qu’elle lui offroit pour remplir fes engagemens. ll eй vrai, ajouta la Reine, que j’i­ gnore entierement fon fort; mais, comme elle eft entre les mains de la Princeffe' Argiliane, je me Hatte .qu’il ne me fera pas difiicile de la ravoir. Qorydon qui ne s’étoit atta' ' ché

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