Les sources

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G. Crès et cie, 1926 - 322 páginas
 

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Palavras e frases frequentes

Passagens conhecidas

Página 6 - Sagesse éternelle ne cesse deparier à la créature raisonnable, et la raison ne cesse de fermenter en nous. Seulement il n'est pas facile d'obtenir le silence. Faites taire les hommes , faites taire les livres, soyez véritablement seul, avezvous pour cela le silence ? Qu'est-ce que cette loquacité intérieure des vaines pensées, des désirs inquiets, des passions, des préjugés particuliers de votre éducation, des préjugés plus redoutables du siècle qui vous porte, et vous inspire à votre...
Página 93 - L'infini qui ne fait qu'apparaître « dans la science l'éblouit; » il ya cette étroite disposition qui poussa Lagrange à écrire sa Théorie des fonctions analytiques, dégagée de toute considération d'infiniment petits, etc. ; il ya enfin cet étrange aveuglement des esprits d'une certaine nature, qui ne veulent point d'idées plus grandes que nous, et ignorent que, comme le dit Bossuet, « nous « n'égalons jamais nos idées, tant Dieu « a pris soin d'y marquer son infi
Página 68 - Cette doctrine pourra sembler paradoxale sans doute, et même ridicule, parce que l'opinion environnante en impose ; mais attendez que l'affinité naturelle de la religion et de la science les réunisse dans la tête d'un seul homme de génie : l'apparition de cet homme ne saurait être éloignée ; et peut-être même existe-t-il déjà. Celui-là sera fameux, et mettra fin au...
Página 44 - ... je ramasse en un, autant qu'il est permis à ma faiblesse, toutes vos infinies perfections, ou plutôt cette perfection seule et infinie qui fait que vous êtes Dieu, le seul qui est, de qui tout est, en qui tout est, qui est heureux par lui-même.
Página 266 - Diliges Dominum Deum tuum ex toto corde tuo, et in tota anima tua, et in tota mente tua. Hoc est maximum et primum mandatum. Secundum autem simile est huic : Diliges proximum tuum, sicut teipsum. In his duobus mandatis universa lex pendet, et prophetae.
Página 34 - ... des battements du cœur, de la circulation du sang et des soulèvements de la poitrine. La vraie musique est sœur de la prière comme de la poésie. Son influence recueille et, en ramenant vers la source, rend aussitôt à l'âme la sève des sentiments, des lumières, des élans.
Página 17 - ... d'elles-mêmes et malgré l'auteur, dont tout le travail consiste alors à s'écouter, à remonter la corde qu'il entend se relâcher, et à détendre celle qui rend des sons trop hauts , comme sont contraints de le faire ceux qui ont l'oreille délicate, quand ils jouent de quelque harpe. Ceux qui ont produit quelque pièce de ce genre m'entendront bien , et avoueront que, pour écrire ou composer ainsi, il faut faire de soi d'abord, ou devenir à chaque ouvrage , un instrument organisé.
Página 63 - Au commencement était le Verbe et le Verbe était en Dieu et le Verbe était Dieu. Tout a été fait par lui, et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans lui.
Página 60 - Qui est-ce qui croit qu'on peut transporter les montagnes, qu'on peut guérir les peup1es, faire prédominer la justice dans le monde, et, dans l'esprit humain, la vérité? Où sont-ils ces croyants? La foi manque dans ceux qu'il faut sauver, et on ne peut pas les saisir ; et la foi manque dans ceux qui veulent ou croient vouloir sauver les autres, et ils n'ont pas la force d'entraîner ceux qu'ils auraient saisis. Quand le Fils de l'Homme reviendra, pensezvous qu'il trouve encore de la foi sur...
Página 145 - Platon a dit de vrai ; du reste, n'ayant pas tant les idées mêmes que les forces de ces génies, saint Thomas d'Aquin, dans sa Somme, saisit, résume, pénètre, ordonne, compare, explique, prouve et défend, par la raison, par la tradition, par toute la science possible, acquise ou devinée, les articles de la foi catholique dans leurs derniers détails, avec une précision, une lumière, un bonheur, une force, qui poussent sur presque toutes les questions le vrai jusqu'au sublime.

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