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Passagens conhecidas

Página 403 - Heureux qui, dans ses vers, sait, d'une voix légère, Passer du grave au doux, du plaisant au sévère!
Página 197 - Tel est le sort commun: bientôt les aquilons Des dépouilles des bois vont joncher les vallons ; De moment en moment la feuille sur la terre En tombant interrompt le rêveur solitaire. Mais ces ruines même ont pour moi des attraits. Là, si mon cœur nourrit quelques profonds regrets , Si quelque souvenir vient rouvrir ma blessure, J'aime à mêler mon deuil au deuil de la nature.
Página 344 - Peignez en vers légers l'amant léger de Flore; Qu'un doux ruisseau murmure en vers plus doux encore : Entend-on d'un torrent les ondes bouillonner?
Página 478 - Moi seul contre la noix, qu'arment ses dents de fer, Je fais, en le broyant, crier ton fruit amer: Charmé de ton parfum, c'est moi seul qui dans l'onde Infuse à mon foyer ta poussière féconde ; Qui, tour à tour calmant, excitant tes bouillons, Suis d'un œil attentif tes légers tourbillons. Enfin de ta liqueur lentement reposée, Dans le vase fumant la lie est déposée ; Ma coupe, ton nectar, le miel américain, Que du suc des roseaux exprima l'Africain, Tout est prêt : du Japon l'émail...
Página 511 - Mille fois préférable à celles de l'orgueil. Son air mystérieux d'abord étonne l'œil ; Introduit par la porte au sein du vestibule, L'oiseau monte et descend dans une autre cellule, Où, cachés et bravant les pièges, les saisons, Reposent mollement ses tendres nourrissons. Ainsi, nos toits, nos murs, les forêts, les charmilles, Tout a ses constructeurs, ses berceaux, ses familles ; Tout aime, tout jouit, tout bâtit à son tour.
Página 245 - ... impénétrable au jour, Les degrés de l'autel usés par la prière, Ces noirs vitraux, ce sombre et profond sanctuaire Où peut-être des cœurs, en secret malheureux, A l'inflexible autel se plaignaient de leurs nœuds , Et pour des souvenirs encor trop pleins de charmes A la religion...
Página 29 - Déjà l'arc éclatant qu'Iris trace dans l'air Boit les feux du soleil et les eaux de la mer ; La grue, avec effroi s'élançant des vallées, Fuit ces noires vapeurs de la terre exhalées ; Le taureau hume l'air par ses larges naseaux ; La grenouille se plaint au fond de ses roseaux ; L'hirondelle en volant effleure le rivage ; Tremblante pour ses œufs, la fourmi déménage ; Et des affreux corbeaux les noires légions Fendent l'air qui frémit sous leurs longs bataillons.
Página 155 - Adieu ; déjà je sens dans un nuage épais Nager mes yeux éteints , et fermés pour jamais. Adieu , mon cher Orphée ! Eurydice expirante En vain te cherche encor de sa main défaillante ; L'horrible mort , jetant un voile autour de moi , M'entraîne loin du jour, hélas ! et loin de toi.
Página 194 - Amour, qu'est devenu cet asile enchanté Qui vit de Montespan soupirer la fierté ? Qu'est devenu l'ombrage où, si belle et si tendre , A son amant surpris et charmé de l'entendre, La Vallière apprenait le secret de son cœur, Et, sans se croire aimée, avouait son vainqueur? Tout périt, tout succombe : au bruit de ce ravage...
Página 176 - Dans ces prés abreuvés des eaux de la colline, Couché sur ses genoux, le bœuf pesant rumine Tandis qu'impétueux, fier, inquiet, ardent, Cet animal guerrier qu'enfanta le trident Déploie, en se jouant dans un gras pâturage, Sa vigueur indomptée et sa grâce sauvage. Que j'aime et sa souplesse et son port animé ! Soit que dans le courant du fleuve accoutumé, En frissonnant il plonge, et, luttant contre l'onde, Batte du pied le flot qui blanchit et qui...

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