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LES ONDINS,

CONTE MORAL

Par Madame R O B E Rt*

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LES O N D IN S ,

CONTE MORAL.

PREMIÈRE PARTIE.

CHAPITRE PREMIER.

Introduction.

N'aifsance de Tramarine.

I_-A Lydie, qui contient une partie de I'Afrique , fut autrefois gouvernée par Ophtes, prince belliqueux. Plusieurs guerres lui furent suscitées par différens petits souverains, jaloux de l'étendue de ses états. Ce monarque les combattit tous, remporta fuccessivement fur eux des victoires complettes, & les rendit enfla tributaires de son royaume. Après avoir pacifié les troubles que ces princes excitoient depuis nbmbre d'années, ce monarque ne son* gea plus qu'à faire jouir ses peuples d'une paix qui devoit ramener l'abondance & la tranquillité dans son royaume; mais pour la cimenter de plus eh plus, ses ministres lui proposèrent Une alliance avec le roi de Galata, en époufant la princesse Cliceria, fille de ce monarque. Ophtes se prêta volontièrs à leurs vues; il fut charmé de lá beauté de Cliceria dbnt on lui fit voir le portrait: des ambassadeurs furent envoyés au roi de Galata , ils étoient chargés de proposer lê mariage de la princesse avec le roi de Lydie : des propositions auífi avantageuses furent acceptées avec joie; on se hâta d'en signer les articles de part & d'autre, & ce ma-* nage ne fut différé que le tems qu'il falloit pour1 en faire les préparatifs, avec la pompe & la magnificence qu'il convient d'employer dans ces sortes de fêtes* ".

La princesse Cliceria entróit à peine dans fa quinzième année ;'elle étoit douée d'un esprit supérieur à toutes les semmes, & d'une beàuté ravissante; elle fut reçue du roi, son époux, avec toute la fomptuosité & la galanterie qu'on peut attendre d'un grand monarque, furcoût lorsque l*amour se trouve joint aux raisons dei lîétat. Pendant plus d'un mois les jours furent Çiarquéspar de nouvelles fêtes. Le roi, quoiquë

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