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nombreux sont cenx qui suivent les cours de jurisprudence ou de droit. Après Tiennent ceux qui étudient la théologie en se livrant en même temps à des recherches philologiques et historiques; en troisième ligne les étudians en médecine, et enfin .ceux qui cultivent l'étude des belles-lettres et de la philosophie. Dans nos uniTersités, les chose* ne sont pas classées ainsi : la théologie est presque abandonnée et la philosophie y figure à peine. En revanche, nos écoles de droit et de médecine sont beaucoup plus suivies que les facultés allemandes de même nature. Aussi, chez nous, les avocats et les médecins abondent, et la solide instruction devient chaque jour plu* rare. Voici ce tableau sur lequel nos lecteurs pourront faire eux-mêmes des calculs statistiques et les travaux de comparaison que l'espace nous interdit.

TABLEAU

DU SOMBRE DES ETTDUSS DASS LES rMYEBSITES ALLEMA5DES.

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rue Saiiii-Louis, n° 46, au Marait.

DE

BIBLIOGRAPHIE ANALYTIQUE.

NOVEMBRE.

MM—

THÉOLOGIE.

Dr. J. L. Hug Gutachteniïber dasLeben Jesu,kritisch bearbeitet von Dr Strauss. (Avis sur la Vie de JésusChrist par Strauss.) — Fribourg, 1840. In-8° de 202 p.

Dans la nuée d'écrits et de brochures qui ont été lancés contre lemythe chrétien de M. Strauss, nous croyons que le travail de M. Hug doit occuper le premier rang : aucun de ceux qui sont venus à notre connaissance n'entrent aussi profondément dans le fond même du criticisme de Strauss, aucun ne montre une pareille pénétration de l'état des choses lors de l'apparition du Christ. C'est précisément cette connaissance intime de l'Orient et particulièrement du premier siècle, qui fait prendre à M. Hug un point de vue élevé; il envisage l'ensemble des circonstances et les explique ainsi, sans être forcé à entrer dans toutes les chicanes de détail qui sont soulevées par le docteur Strauss. D'après les explications lumineuses de M. Hug, on voit tout ce que les difficultés objectées par M. Strauss ont de forcé, d'arbitraire]et d'obstiné. Il est difficile de donner un résumé complet de ce petit livre; car il est si substantiel qu'il faudrait presque le copier ; nous essayerons cependant d'en faire connaître les principales parties. En premier lieu, M. Hug démontre l'idée et l'origine du mythe, et, par un tableau de l'état de la culture de la Palestine au premier siècle, l'impossibilité complète qu'il ait pu se former des mythes dans ce temps et dans ces lieux. Deuxièmement, il développe lavèiïtable idée juive du Messie, et prouve qu'elle est démentie plutôt qu'accomplie par la we de Notre-Seigneur: comment alors les narrations des Evangile?, qui la démentent, ont-elles pu surgir de cette idée du Messie? M. Hug examine ensuite l'intervalle qui s'est écoulé entre la vie dcNotre-Seigncur et le temps où les Evangiles ont été reconnus par l'Église, et démontre par beaucoup de preuves que cet intervalle n'était aucunement propre à produire un développement mythique; qu'au contraire la tradition suivie et inaltérée est constatée par des témoignages irrécusables. Il donne en outre un tableau savant et complet de «l'état de l'historiographie en Palestine et dans les environs à l'époque de Notre-Seigneur », qui prouve, comme M. Hug s'exprime page 55, que le docteur Strauss a imaginé pour ces temps un état de choses qui n'a jamais existé en réalité. Après cela, il explique la mauvaise foi du critique dans, l'usage qu'il fait des apocryphes. Telles sont les considérations principales et toutes appuyées de pièces historiques, par lesquelles M. Hug ébranle le système entier du docteur Strauss. Ensuite, page 60, il entre dans le détail de l'histoire sainte, à partir de l'annonciation de la naissance de Jean- Baptiste, et conduit cet examen jusqu'à la fin du premier volume du docteur Strauss, en promettant la continuation. Nous craindrions, par un résumé même un peu étendu, de faire tort aux observations concluantes de M. Hug, qui se refusent pour ainsi dire à l'extrait, et nous nous arrêtons ici, en priant M. Littré, s'il en a le loisir, de traduire aussi ce contre-poison, qui, indépendamment d'une polémique heureuse, savante et spirituelle, jette un nouveau jour sur plusieurs points historiques et littéraires que l'on n'avait pas encore examinés d'aussi près.

Das Sendschreiben des Aposlels Barnabas, u. s. w. L'Epître de l'Apôtre Barnabas; recherche, traduction et explication nouvelle par leDr C. J. Hefele, prof. est. à la faculté de théologie catholique de Tubingue. —Tubingen, 1840. H. Laupp, éditeur-libraire. In-8" de x-267 p.

L'authenticité de l'épître de Barnabas n'est pas encore un tait reconnu généralement; le but de la brochure actuelle est d'apporter des preuves a l'appui, bien que cette épître ait été rangée par Kasèbe au nombre des écrits contestes, et regardée par saint Jérôme comme apocryphe. Ce travail a été mûri long-temps par son auteur, qui en a même fait l'objet de leçons orales. Un premier travail sur l'intégrité de l'épître l'a précédé (V. Tubing. theol. Quartalsehr. Jahrg. i83g Hfti, p. 5o-io8). Celui-ci comprend d'abord la biographie de l'apôtre retracée avec soin et constamment en vue de la question decritique, ensuite vient la traduction de l'épître, accompagnée d'un commentaire destiné à éclaircir le texte et à en faciliter l'intelligence, tant pour aplanir les difficultés qu'il présente, que pour redresser les interprétations erronées qu'on a données jusqu'ici de certains passages, et indiquer la suite et l'ordonnance rigoureuse de l'ensemble, qualité également méconnue par les précédens scholiastes. A ces travaux principaux se joignent des recherches sur les chrétiens auxquels s'adressait Barnabas, sur le butde son épître, sur l'époque de sa production, ■ 'et enfin sur laforme et lestyle de son œuvre. M. Hcfclc se livre ensuite à des considérations sur l'auteur et l'occasion de cette épître; considérations destinées à en démontrer l'authenticité et à en prouver l'intégrité. La fin de la brochure ne s'occupe que des idées mêmes qui en sont le fond; ainsi, après avoir examiné en détail l'usage que l'apôtre y a fait de la sainte Écriture, M. Hefele expose la doctrine qui en ressort et termine par en offrir un tableau résumé. Cette épître, qui fut long-temps négligée à cause de son caractère douteux, a cependant eu un assez grand nombre d'éditions ; l'auteur les mentionne à la tête de l'ouvrage.

Ueber das EvangcUum der sEgyptier. Ein u. s. ic. De l'Évangile des Égyptiens. Essai decritique historique par le Dr M. Schneckenburger. — Bern, C. A. Jenni fils. In-8° de 39 p.

En s'occupantde recherches sur l'évangile de saint Matthieu, l'auteur a été conduit, par ses travaux sur les évangiles apocryphes, à rechercher la trace de quelques fragmens de celui nommé communément des Egyptiens. Des douze paragraphes qui composent sa brochure sur ce sujet, les quatre premiers sont consacrés a l'examen des fragmens. Dans les sept paragraphes qui suivent, l'auteur établit des rapprochemens entre la doctrine de ces fragmens et la doctrine des Ébionitcs. Voici le résultat de son travail : 1° l'évangile des Égyptiens se liait par d'étroites et d'intimes relations de parenté à l'évangile des Ébionites, et comme celui-ci avait pour base l'évangile des Hébreux, il s'ensuit que l'évangile des Égyptiens était intimement lié comme production dogmatique à l'évangile des Hébreux. 2° De Wettc (Einleitung in d. alte Test. § 74. p. ia5) avance celte opinion: « De tous les évangiles non canoniques les plus anciens et les plus substantiels étaient celui des Hébreux et celui des Égyptiens; le premier, le plus connu de tous, dérive visiblement de l'évangile de saint Matthieu; le second dérivait peut-être de même d'un autre évangile canonique. «Cette opinion a besoin d'être modifiée, et l'on ne saurait accuser d'arbitraire l'opinion de M. Schneckenburger rapportant à l'évangile des Hébreux comme à une source commune les évangiles des Ébionites, ceux de saint Pierre, des Egyptiens et de Carpocrate, quelles que soient d'ailleurs leurs légères différences entre eux.

Manuale compendium juris canonici ad usum seminariorum juxta temporum circonstantias accommodatum auctore J. F. M. Lequeux, seminarii Suessionensis moderatore. —Paris, chezMéquignon. Soissons, impr. de Darcosse. 2 vol. in-12.

Dans une courte préface, l'auteur nous apprend qu'il a été

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