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avait enfermée dans un couvent, trouva moyen de s'en échapper, et vint le rejoindre, munie d'un sac de 2,000 pistoles (c'était une femme de ménage), qu'elle avait dérobé à son père. Bref, un mariage s'ensuivit, etc., etc. Bertinetti, devenu secrétaire de Fouquet, fut enveloppé dans sa disgrace, et subit à la Conciergerie du palais, une détention de huit années. Ce fut dans cette prison qu'il fil de mémoire, le beau médaillon de Fouquet avec la légende : NICOL. FOVCQVET. PR. GNAL, SVRINTEND". DES. FIN. ET MIN. DESTAT. et, à l'exergue, BERTINET. IDEE. 1665.

Après huit ans de réflexions, le pauvre diable s'ingénia qu'il était temps de se tourner vers le soleil, et d'abandonner ses anciennes affections. Il se mit donc à modeler un petit portrait du roi, pas plus grand que l'ongle « mais d'une ressemblance telle qu'il fit l'admiration de la cour et valut au prisonnier sa liberté. »

Bertinetti, qui avait retrouvé sa veine, fit suivre le petit portrait de grands médaillons aux légendes pompeuses qui plurent tellement au roi qu'il accorda graduellement à l'artiste jusqu'à 12,000 livres de pension sur sa tête et sur celle de son fils.

On pense que Bertinetti mourut à Rome, où il se retira vers la fin de sa carrière.

R. CH.

Le numéro de décembre 1858, de la Revue de l'art chrétien, de M. l'abbé Corblet, contient une notice sur la numis

malique papale, c'est-à-dire sur l'atelier monétaire actuel des papes et sur les médailles dont cet atelier possède les coins et qu'il frappe à la demande des acheteurs, comme on le fait à la monnaie de Paris. Au mois de mars 1856, la collection entière de ces médailles se composait de 700 pièces, à partir de Martin V, jusqu'à la dixième année du règne de Pie IX.

R. CH.

Dans un des derniers numéros de la Revue d'Alsace, M. A. de Barihélemy, sous-préfet à Belfort, en faisant l'énumération et l'examen des principaux ouvrages de numismatique, publiés en 1857, a été amené à parler de la Revue belge. Il a profité de cette occasion, si occasion il y a, pour nous reprocher d'avoir commis dans la Numismatic chronicle, de M. Akerman, de 1851, une fausse attribution d'un esterlin (qu'il appelle denier) à Blumberg, on Alsace. M. de Barthélemy oublie d'ajouter que, dans la Revue belge, de cette même année 1851, et avant même que la note malencontreuse eût paru dans la Revue anglaise, nous avions nous-même rectifié, tout le premier, cette erreur, en prouvant que l'esterlin appartenait à un seigneur de Lippe, et qu'il avait été frappé à Blomberg près de Detmold, et non en Frise, comme le suppose notre sévère critique.

R. CH.

Depuis quelque temps, plusieurs amateurs de médailles, en Allemagne, en Hollande et dans notre pays, ont reçu par la poste et leur arrivant de différentes localités éloignées, des lettres anonymes ou pseudonymes fort désobligeantes, parfois même injurieuses. Nous tenons, d'une personne respectable et digne de toute confiance, des renseignements curieux sur l'origine de ces lettres, renseignements appuyés de preuves irrécusables. L'auteur de ces ignobles plaisanteries peut donc considérer celte note comme un premier avertissement. S'il se permet encore de semblables gentillesses, nous le désignerons suffisamment aux personnes intéressées à le connaitre.

R. CH.

A présent que le nelloyage et le classement des anciens coins que possède la monnaie de Bruxelles, sont à peu près terminés, il est à désirer que le gouvernement organise, dans cet établissement, ainsi qu'on l'a fait dans d'autres pays, et notamment à Paris et à Rome, la frappe des médailles et des jetons historiques. Il suffirait d'adopter les règlements et les tarifs décrétés, en France, sous le règne de Louis Philippe. La vente de ces médailles aux nombreuscs collections particulières, ne laisserait pas que d'être d'un certain produit; et le gouvernement aurait ainsi à sa disposition, pour les offrir aux musées étrangers, une suite remarquable de monuments historiques concernant notre pays. Le xvin siècle, surtout, à l'exception des coins gravés par le célèbre Van Berckel, que le gouvernement autrichien a emportés, en 1794, et qu'il n'a pas encore restitués, se trouve représenté par une suite très-riche et très-remarquable. On pourrait enfin placer, dans le même dépôt, les coins des médailles gravées depuis 1830, surtout de celles qui ont été faites aux frais de l'État, des provinces ou des villes.

R. CH.

Malgré les avertissements réitérés de l'autorité, les monnaies de bronze françaises continuent, de plus en plus, à se répandre dans notre pays, au détriment du Trésor, qui perd ainsi le bénéfice considérable que procure la fabrication de ces monnaies. Il est facile de comprendre que nos pièces de cuivre de 10 et de 5 centimes étant d'un poids presque double de celui des monnaies françaises du même nom, il y a, à peu près, cent pour cent à gagner à les remplacer par des pièces françaises. Ajoutons à cela, que le commerce considérable de détail, qui se fait sur toute la frontière, déverse continuellement chez nous cette monnaie de bronze bénévolement acceptée, tandis que nous ne faisons en France, que des achats en gros qui se soldent en argent ou en billets. Le meilleur moyen de mettre un terme à ce désastreux abus, ce serait, peut-être, de remplacer nos pièces de 10 et de 5 centimes, par des monnaies d'alliage de nickel, comme on l'a fait en Suisse et aux États-Unis. Ces monnaies de nickel ont l'avantage d'être beaucoup plus petites, plus commodes et plus jolies. Elles s'oxydent fort difficilement et leur extreme dureté leur assure une conservation illimitée.

Mais, en attendant, il serait urgent de donner, de nouveau, aux comptables de l'Etat et des communes, l'ordre formel de refuser absolument toute monnaie de cuivre des autres pays. Si celle prescription, qui existe mais qu'on semble avoir mise en oubli, était exécutée, elle contribuerait beaucoup à dégoûter le public de cette importation étrangère. Car, dès qn’une monnaie n'est plus reçue partout, elle n'est bientôt plus reçue nulle part.

1837

Nous donnons ici l'empreinte des nouvelles pièces américaines d'un Cent (un centième de dollar). Ces pièces, fort originales, sont faites d'un alliage de 83 parties de cuivre rouge et de 15 parties de nickel. Leur couleur, blanc rosé, est très-agréable à l'æil, et elles ne prennent pas cet aspect terreux et noirâtre des monnaies françaises.

R. CH.

M. G. Théod. Bom, libraire à Amsterdam, se propose de vendre publiquement, le 11 avril prochain et jours suivants, une belle collection de médailles et jetons, ensuite une série numismatique, très-rare, concernant la ville d'Amsterdam; une superbe collection de médailles se rapportant à l'histoire de Napoléon Ies, des méreaux de corporations, des médailles de présence, des médailles maçonniques, une intéressante collection de monnaies obsidionales et de nécessité, et une assez riche collection de monnaies, principalement des Pays-Bas, quelques livres, etc. Le catalogue paraitra incessamment.

C MAURIN Nahuys.

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