Imagens das páginas
PDF
ePub

de tout le mende ; c'est une preuve de l'intérêt que notre œuvre a provoqué et qui souvent nous fait écouter cette voix intérieure qui combat la trop grande confiance que nous avons dans nos propres jugements, nous corrige et nous fait valoir mieux.

Excusez, Messieurs, cette digression ; je reviens à mon sujet.

Vous avez eu confiance en moi ; j'ai confiance en vous et j'espère que, grâce à votre activité et à votre bienveillance, ma tâche me sera rendue facile.

La commission qui s'occupe de l'Exposition fait tous ses efforts pour la faire réussir, et elle saura, parle catalogue qu'elle se propose de pub'ier, rehausser la valeur des objets qui lui seront confiés et dont le nombre parait devoir être considérable.

La Commission du Congrès historique et archéologique a rédigé un programme qui éveillera l'attention. Permettez-moi do vous prier de préparer à l'avance je ne dirai point des réponses à toutes les questions, mais de réunir pour la plupart des notes et des renseignements qui pourront alimenter ou provoquer des discussions que nous devons rendre aussi utiles qu'intéressantes. Il suffit quelquefois de mettre sur la voie pour amener un résultat, aussi ne devons nous négliger aucune occasion, aucun moyen pour y parvenir.

Je vous remercie, Messieurs, de m'avoir donné pour adjoints jMM. de Calonne et Durand. Nul plus que moi n'applaudit à ces nominations. Le premier à fait ses preuves comme président, il a montré le talent et le tact nécessaires dans ces fonctions ;le titre d'élève à l'École de Chartes du second suffit pour m'assurcr une collaboration aussi active qu'efficace. D'un autre côté, le désintéressement de notre trésorier nous garantit une intelligente direction de nos intérêts matériels.

Je fais des vœux pour que cette année qui s'annonce sous de si heureux auspices ne soit point attristée comme l'année dernière, et que nous n'ayons point à inscrire de nouveaux noms au nécrologe de la Compagnie, mais plutôt de yoir s'augmenter la liste de nos associés dont les demandes d'inscription sont pour nous des témoignages de sympathie et d'un concours que nous sommes heureux d'accepter.

En terminant je vous demande un vote de remerciement pour le bureau que nous remplaçons aujourd'hui et qui s'est acquitté de sa tâche avec un dévouement et une distinction que je m'efforcerai d'imiter. Je serais heureux d'inaugurer ma présidence par cet acte de justice. Vous approuverez, j'en ai la certitude, la proposition que j'ai l'honneur de vous faire, et je vous en serai très reconnaissant.

Ces deux discours sont vivement applaudis.

— M. Pinsard présente la magnifique collection de dessins donnés par MB" Herbault. Une commission composée de MM. Antoine, Janvier et Pinsard est chargée de la faire connaître par un rapport à la Société.

— M. Crampon offre, au nom de M. Pouy, son dernier ouvrage ayant pour titre : Concini.

Des remerciements sont votés à M. Pouy.

— La parole est donnée à M. Duvette, trésorier, qui présente le compte de sa gestion financière pour l'année 1885.

Une commission composée de MM. Darsy, Dubois et Poujol de Fréchencourt est chargée de l'examiner et de proposer le budget de 1886.

— M. Janvier demande que M. R. de Guyencourt soit adjoint à la Commission de l'Exposition. Cette proposition est acceptée et la Commission autorisée à s'adjoindre les membres dont le concours lui paraîtra nécessaire.

— L'ordre du jour appelle le renouvellement des diverses commissions.

— La commission des recherches est formée de MM. Antoine, Duhamel, Janvier, Pinsard et de Guyencourt,

— Il est procédé au scrutin secret pour la commission d'impression ; sont élus MM. Crampon, Darsy, Duhamel, Duval et Josse.

— La commission des dessins se composera des membres de la commission d'impression et de M. Antoine, Janvier et Pinsard,

— Lecture est donnée du travail de M. Gappe sur la prison de St-Léger qu'il place sous la chapelle du château de Lucheux (Somme).

— M. R. de Guyencourt entretient la Société de la démolition regrettable qui a été faite dans le courant de l'année 1885 du château de Mailly-Raineval ; il en donne une description accompagnée de dessins.

— M. Josse demande la parole pour signaler une lacune qui existe dans la salle des séances. Il propose qu'une plaque commémorative y rappelle les noms des bienfaiteurs de la Société.

Cette proposition est adoptée et une commission composée du bureau et de MM. Antoine et Pinsard est chargée de prendre les mesures nécessaires à son exécution.

— M. le Président demande qu'il soit également placé dans la salle un tableau contenant les numéros des fauteuils et les noms par ordre de tous les membres titulaires qui les ont occupés. Cette proposition est adoptée.

— Sur l'observation de M. Crampon, la Société décide qu'un tirage à part de la liste des membres qui paraîtra à la fin du volume sous presse, sera fait, et un exemplaire remis à chacun des membres résidants.

— Il est ensuite procédé à l'élection de M. Cappe, Georges, de Frévent, qui est nommé titulaire nonrésidant.

FUNÉRAILLES DE M. GÉDÉON DE FORCEVILLE.

— La Société, convoquée par lettre de M. le Président, s'est réunie au Musée, le mardi 2 février, pour assister aux funérailles de M. Gédéon-Adolphe-Gasimir de Forceville, membre titulaire résidant, décédé le samedi 30 janvier 1886, dans son domicile, rue Lamarck, 35.

Une foule nombreuse avait voulu témoigner par sa présence ses sympathies pour l'honorable défunt.

La magistrature, l'université, le barreau, l'armée, l'industrie, le commerce, les sociétés savantes, etc., étaient brillamment représenté.

Nous citerons: MM. Dauphin, Premier Président de la Cour d'Appel, Sénateur; Obry, Président du Tribunal civil; Anatole Hubauit, Président du Tribunal de commerce ; Labbé, Président de la Chambre de commerce; Leleu, Proviseur du Lycée ; Deberly, Député; Béthouart, Conseiller général d'Abbeville; Dausse, Vice-Président du Conseil de préfecture; Gallet, Président de la Société industrielle ; Janvier, Président de l'Orphéon; Gontier, Président de l'Harmonie, etc., etc.

Le deuil était conduit par M. Gédéon de Forceville, ancien mngistrat, fils du défunt, accompagné par M. le curé-doyen de Saint-Remy.

Après le service solennel chanté en l'église StRemy, le corps fut conduit au cimetière et placé au dépositaire où il doit demeurer jusqu'à l'achèvement des travaux qui s'exécutent à la sépulture de famille.

M. Garnier a prononcé le discours suivant:

Messieurs,

La mort n'épargne point notre Société. Il y a moins d'un an elle nous enlevait M. Mennechet, que nous croyions longtemps conserver parmi nous. Elle frappe aujourd'hui notre doyen d'âge, et le doyen de la Compagnie est appelé au douloureux honneur de lui rendre un dernier hommage.

Ne semble-t-il point que lorsqu'un homme atteint l'âge avancé de notre collègue, que sa vie a été dignement remplie, et qu'on peut dire de lui qu'il a noblement accompli sa tâche, la douleur devrait être moins vive? Cette mort cependant est d'autant plus vivement ressentie par la Société, qu'elle le voyait encore avec toute son activité, toute son intelligence.

M. Gédéon de Forceville, né à Saint-Maulvis (Somme) le 12 février 1799, était, comme la plupart de ses parents, destiné à rester à la campagne pour y cultiver ses terres ; aussi était-il venu à Amiens pour acquérir, dans une étude d'avoué et de no taire, les connaissances indispensables à la gestion de ses affaires. Son mariage changea ces projets.

En 1828, il épousait Mlle Duvette, fille d'un banquier, et devenait l'associé de son beau-père, position qu'il occupa jusqu'en

« AnteriorContinuar »