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new taxes, or the formation of regulations for particular branches of industry, greater difficulties may be experienced; and the greatest caution, joined to an intimate knowledge of the condition and mechanism of society, and of the mode in which each separate interest affects, and is in its turn affected by others, are then indispensably necessary. Without this knowledge, the best intentions may be frustrated ; and measures intended to promote the progress of improvement, may become productive only of ruin.

Those who take M. Schmalz for a guide, will very rarely fall into any considerable mistake in deciding as to the system of public economy best suited to promote the general welfare. He has shown, that the duty of a government, in so far as respects the advancement of its subjects in wealth and civilization, principally consists in the maintenance of security and good order, in the removal of obstacles to the free disposal of property and the exercise of industry, and that it ought carefully to abstain from attempting, by regulations, to guide or influence the pursuits of individuals.

La tâche de l'Economie politique consiste donc bien davantage à enseigner et démontrer ce qu'un gouvernement ne doit point entreprendre, que ce qu'il ne peut se dispenser de faire : et il faut poser en principe, que tout gouvernement doit soigneusement s'abstenir d'imposer une direction aux différentes professions ; qu'il doit se borner à prescrire ce qu'exigent impérieusement la sûreté et la bonne foi dans l'exercice de toutes les professions ; comme, par exemple, les moyens propres à maintenir l'exactitude des poids, des mésures, et des monnaies ; à lever et écarter tous les obstacles qui pourraient entraver la liberté de l'industrie, sans même songer à sacrifier le droit d'un seul individu à l'utilité générale ; à garantir le peuple des malheurs physiques et naturels, de même que, par la distribution de la justice, il le garantit de la négligence ou de la méchanceté des hommes.'

M. Schmalz has very clearly shown the advantages resulting to the progress of national wealth, from the establishment of a system calculated to ensure the speedy, cheap, and effectual administration of Justice. His remarks on the education of the lower classes; the formation of roads; the regulations proper to be observed with respect to the issue of money, the uniformity of weights and measures, &c. evince, for the most part, a familiar acquaintance with the soundest principles. In his chapter on the Establishment of Posts,' we meet with the following observations on the disgraceful practice, so common in France previously to the Revolution, and still, we believe, practised in many of the continental states, of employing government agents to open and examine the letters of private individuals.

• Le pou de respect que l'on a généralement pour le secret des lettres ne se voit pas sans exciter l'indignation. Ces lettres sont remises aux bureaux des postes, avec toute la confiance que l'autorité publique doit inspirer ; et cette autorité viole sa parole, ouvre les lettres, et pénètre dans les secrets d'une famille ! Comment se peut-il que le gouvernement autorise un semblable abus? Et, si cette ouverture des lettres n'est pas défendue dans les termes les plus précis, menacée des peines les plus infamantes, si le gouvernement lui-même en donne l'exemple, pourra-t-on prévenir efficacement ce scandaleux et préjudiciable abus ? N'arrivera-t-il pas qu'un buraliste, ou tout autre employé vénal et corrompu, violera le secret des correspondances, trahira les spéculations des négociants, et, les livrant à d'autres, les fera ainsi avorter ? Cet outrage révoltant fait à la bonne foi, et ses résultats funestes, sont la conception et le fruit de cette police secrète, qui coûte beaucoup, et qui n'est jamais d'aucune utilité. Ce que ne découvre pas la police ordinaire et publique ne sera pas mieux découvert par cette police extraordinaire et secrète. Et, d'ailleurs, qu'est-ce donc qu'un gouvernement qui peut craindre les trames obscures et cachées de quelques brouillons factieux, et qui a le besoin de leur opposer des armes autres que ses droits, sa force, et la droiture de ses principes et de ses intentions ? La justice, informée par les voies légitimes et légales de l'existence ou de la présomption d'un délit, peut en suivre la trace jusque dans le secret des correspondances, saisir les lettres aux bureaux des postes et les ouvrir : mais la justice seule a droit de recourir à de semblables mésures, et elle ne doit le faire que lorsque quelques actes, quelques faits graves, motivent et justifient ses soupcons. La police secrète ne sert même au despote, que pour satisfaire sa curiosité et ses craintes continuelles ; elle ne lui fournit aucun renseignement utile et dont il puisse réellement tirer avantage. Tout bon gouvernement, au contraire, saura bien, sans mettre en usage de semblables moyens, sans commettre de telles violences, comment il doit administrer selon les règles du droit et de l'équité. Ainsi, le sceau des lettres devrait toujours être inviolable et assuré, pour l'administration elle-même, jusqu'à ce que les tribunaux, légalement prévenus de l'existence d'un délit, aient judiciairement décrété la saisie de ces lettres.'

Perhaps, however, the most interesting portion of M. Schmalz's work, is that where he points out the mischievous consequences that have resulted from the interference of government with the pursuits of individuals, and particularly with those of merchants. His arguments in favour of the unrestrained freedom of importation and exportation are conclusive and unanswerable; and we understand that they have had no inconsiderable influence in stimulating the Prussian government to persevere in that liberal and enlightened course of commercial policy which it has had the merit of having steadily pursued since the peace, notwithstanding the clamours of the manufacturing classes of its subjects, and the provocation caused by the exclusion of its corn and timber from the ports of England. As useful truths, especially when they happen to be opposed to the interests and prejudices of powerful classes, cannot be too often repeated and enforced, we shall make a few extracts from this part of M. Schmalz's work. Arguments, too, intended to show the expediency of allowing the free importation of British goods into an extensive kingdom will, perhaps, meet with more favour in our eyes, than the same arguments intended to show the expediency of allowing the free importation of foreign goods into Britain.

« Quand les fabriques travaillent à meilleur marché et mieux, ou même à aussi bon marché et aussi bien, que les fabriques étrangères, la prohibition est sans objet. On prohibe, précisément parce que le fabricant étranger vend à meilleur marché. Comment imagine-t-on qu'il soit plus avantageux à une nation d'acheter cher ce qu'elle pourrait avoir à plus bas prix ? Supposons, par exemple, que, chaque année, une nation emploie six millions d'aunes de toile de coton ; qu'en les achetant de l'étranger, elle puisse se les procurer à raison de 6 gros l'aune, et que ses propres fabriques ne puissent les lui fournir qu'à raison de 12 gros: la toile de coton étrangère que cette nation achèterait, lui coûterait un 1/2 million d’écus, tandis que la même quantité de toile de coton produite par ses propres fabriques, lui reviendrait à trois millions d'écus. On ne peut se persuader et vouloir persuader aux autres, qu'il est avantageux, pour cette nation, de payer, chaque année, pour la toile de coton dont elle fait usage, un 1/2 million de plus qu'elle ne pourrait le faire. Tous les pères de famille, dépensant pour la toile de coton proportionnellement davantage, épargneront sur un autre article de dépense; et leur épargne, à cet égard, sera une soustraction faite aux autres agents de l'industrie sur ce qu'ils auraient pu gagner par leur travail. Quiconque aura dépensé dix écus de plus en toile de coton, dépensera dix écus de moins en viande, en bière, etc. : ce qui sera une perte pour le boucher, pour le brasseur, et pour les producteurs qui fournissent les bestiaux et l'orge; sans calculer que le boucher et le brasseur euxmêmes sout obligés de consommer moins, que d'autres souffrent de leur épargne, et sont par conséquent forcés à leur tour de restreindre leur dépense, etc.

. D'un autre côté, les fabricants qui, par suite de la mésure prohibitive, contraindront leurs concitoyens à accepter leur toile, éluderont eux-mêmes cette mésure. Comme, dans la proportion ci-dessus indiquée du prix de 12 à 6 gros, il leur en coûte 50,000 écus pour fabriquer ce qu'ils peuvent acheter de l'étranger pour 25,000 écus, ils ne seront pas assez dupes pour prendre la peine de la fabrication. Ils laisseront deux on trois de leurs métiers en activité, pour sauver les apparences, achèteront la toile à l'etranger, l'importeront dans le pays par voie de contrebande, et extorqueront ainsi l'argent de leurs concitoyens. Ce ne sont ni la prospérité de leur industrie ni le bien-être de leurs ouvriers qu'ils ont en vue; ils aspirent à un monopole qui les dispense des embarras de la fabrication et de la peine de réfléchir sur les moyens de perfectionner leurs produits. C'est donc un mauvais et faux prétexte que celui qui est usité et habituellement mis en avant, et qui consiste à dire que l'on subvient, par les fabriques, à l'entretien des ouvriers. * .

« On a proposé un milieu entre la liberté du commerce et les faveur's accordées aux fabriques qui ne peuvent pas se soutenir par elles mêmes. On a proposé de permettre l'introduction des productions des manufactures étrangères, en les assujettissant à une forte imposition.

Cependant, cela n'empêche pas qu'une fabrique qui ne saurait se soutenir sans le secours de l'Etat est défavorable, par cela même ; puisque toute la nation se trouve, dès-lors, dans la nécessitié de payer les produits de cette fabrique trop cher. C'est pour cela qu'elle ne devrait point exister. En effet, personne ne l'entreprendrait sans secours : pourquoi vouloir la soutenir ? La liberté du commerce devant avoir pour but d'empêcher que la nation ne paie cher ce qu'elle peut avoir à bon marché, la forte imposition à laquelle on assujettit les marchandises étrangères est, sous le règne de cette liberté, une contradiction manifeste.

• En outre, la forte taxe dont on frappe les marchandises étrangères, loin de favoriser nos manufactures, ne fait qu'encourager la contrebande, et elle y provoque d'autant plus, que la taxe est plus considérable. Toutes les mésures pour l'empêcher n'aboutissent à rien. Plus il y a de surveillants, et plus la contrebande est facile ; parce que plus il y a de surveillants, et plus il peut aussi se trouver, parmi eux, de gens qui se waissent corrompre. En Europe, cette contrebande est si considérable, qui le tiers de toutes les marchandises qui devraient être soumises a l'impôt ne le paie pas. Les compagnies de commerce peuvent facilement s'en convaincre, en comparant le prix des marchandises étrangères dans le lieu où les taxes sont établies, avec le prix de ces marchandises dans le lieu d'où elles viennent, en ajoutant à ce dernier prix les frais de transport, l'impôt, et ce que le négociant doit gagner. Mais, depuis long-temps déja, l'expérience a dû leur démontrer cette impossibilité d'empêcher la contrebande. La réduction de l'impôt, la facilité des formalités à observer, voilà quels sont les seuls moyens de la diminuer

Serait-ce parce qu'une fabrique défavorable existe, que l'on voudrait la soutenir ? Mais, parce qu'une chose est reconnue nuisible, estce une raison pour vouloir la conserver ? Il est nécessaire, dit-on, que les ouvriers vivent. D'accord ; mais ne peuvent-ils vivre absolument que par la travail que la fabrique leur procure ? Comment subsis. teraient-ils si l'entrepreneur de la fabrique venait à faire faillite, ou si le caprice de la mode faisait tomber la fabrique ? Tant qu'il existe des terres non défrichées, ou que les terres défrichées sont susceptibles d'une culture plus utile, l'ouvrier actif trouvera toujours à vivre ; et il faut même peu de temps pour l'habituer à un autre genre de travail.

Remarquez bien que la liberté de l'industrie et des métiers est utile, non seulement parce qu'elle fait prospérer les fabriques utiles et profitables qui provoquent à la reproduction des fruits de notre sol, mais encore parce qu'elle empêche les fabriques préjudiciables de s'établir ou de se perpétuer. Les fabriques utiles sont celles qui nous fournissent leurs marchandises à meilleur marché, et les fabriques nuisibles, celles qui nous procurent les leurs à un plus haut prix que nous ne les paierions sans elles. * * *

On a répété souvent que, depuis 1813, les Anglais mévendaient leurs marchandises aux foires de l'Allemagne; et cela, dans l'unique vue de ruiner les fabriques allemandes et de s'arroger le monopole universel. S'imagine-t-on que les Anglais soient tout à la fois assez riches et assez insensés, pour perdre ainsi des millions pendant plusieurs années consécutives? Vendent-ils donc, à un sol de plus, partout ail. leurs qu'en Allemagne; et le pourraint-ils? S'ils vendaient, en Allemagne, leurs toiles de coton, à raison d'un sol à meilleur marché qu'en Amérique, le négociant américain n'en achèterait pas une aune directement de l'Angleterre, il s'en pourvoirait aux foires d'Allemagne.

On a voulu qu'il y eût du patriotisme à consommer une production indigene, de préférence à une production étrangère. Et comment peut-on jamais consommer autre chose qu'un produit de son sol ou de son industrie ? Pour nous procurer le produit étranger, ne faut-il pas que nous produisions ou que nous fabriquions nous-mêmes une marchandise indigène, afin de pouvoir l'échanger ? Peu importe que nos producteurs fassent de la bière avec leur orge, qu'ils déjeunent avec des soupes à la bière, ou qu'ils vendent leur orge, et achètent du café avec l'argent qu'ils en retirent. En définitive, c'est toujours leur orge qu'ils ont consommée. Comment se procurer, dans les pays du Nord, le vin qui s'y boit, si l'on n'y était pas en état de le payer ? et comment pourrait-on le payer, si l'on n'avait pas vendu le blé et les autres productions de ces pays, et touché par ce moyen l'argent avec lequel on y acquitte les lettres de change tirées pour le prix du vin qu'on y a envoyé ? Il est encore évident, par cet exemple, que, tout bien considéré, en buvant du vin, nous consommons cependant notre blé.

On a pensé qu'à la vérité l'on ne doit pas continuellement accorder des secours et des faveurs aux fabriques, qu'il était seulement necessaire de le faire, au commencement de leur établissement, pour les encourager et les mettre en activité. Mais, en premier lieu, on sera donc toujours obligé, jusqu'à leur mise en activité, d'acheter cher ce que l'on aurait pu avoir à bon marché. Qu'est-ce qui indemnisera de cette perte les citoyens imposés, en outre pour contribuer aux dons et avances faits à la fabrique ? En second lieu, ne s'agit-il que d'avances provisoires pour établir la fabrique et lui donner l'activité ? il se trouvera bien des capitalistes qui spéculeront sur ces avances et qui les fourniront. L'Etat n'est point assez riche pour le faire : car nous répétons qu'il ne peut demander d'impôts que pour la sûreté et l'utilité générales, et non pour gratifier quelques individus au detriment de tous les autres. Enfin, de pareilles fabriques ne prospèrent guère, et ja. mais, peut-être, elles n'ont été rendues florissantes par les dons et secours que le gouvernement leur a faits. Quelle expérience a-t-on faite d'une fabrique ainsi favorisée qui ait pu se passer par la suite des secours à elle accordés ? on n'en saurait citer un seul exemple, si ce n'-est qu'il ne se soit rencontré quelques circonstances particulières et indépendantes des dons de l'Etat, qui lui aient été utiles, et qui l'anraient également soutenue, quand bien même elle ne l'aurait pas été par l'Etat. Tout avantage concédé à une fabrique par le gouvernement la paralyse, parce que les entrepreneurs, comptant sur l'appui et la générosité de l'Etat, négligent de rehausser eux-mêmes leur industrie.' Tome ii., p. 146, &c.

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