Annales religieuses et littéraires de la ville et du diocèse d'Orléans, Volume 7

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1867
 

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Palavras e frases frequentes

Passagens conhecidas

Página 182 - Dors-tu content, Voltaire, et ton hideux sourire Voltige-t-il encor sur tes os décharnés ? Ton siècle était, dit-on, trop jeune pour te lire; Le nôtre doit te plaire, et tes hommes sont nés. Il est tombé sur nous, cet édifice immense Que de tes larges mains tu sapais nuit et jour. La Mort devait t'attendre avec impatience, Pendant quatre-vingts ans que tu lui fis ta cour; Vous devez vous aimer d'un infernal amour.
Página 183 - Ne quittes-tu jamais la couche nuptiale Où vous vous embrassez dans les vers du tombeau, Pour t'en aller tout seul promener ton front pâle Dans un cloître désert ou dans un vieux château ? Que te disent alors tous ces grands corps sans vie, Ces murs silencieux, ces autels désolés, Que pour l'éternité ton souffle a dépeuplés ? Que te disent les croix ? que te dit le Messie ? Oh...
Página 318 - Domine, manu mitissimâ et misericordissimd per» tractans et componens cor meum. » Mais de quoi s'agit-il dans le ministère apostolique? Si vous ne voulez qu'intimider les hommes, et les réduire à faire certaines actions extérieures, levez le glaive; chacun tremble, vous êtes obéi. Voilà une exacte police, mais non pas une sincère religion. Si les hommes ne font que trembler, les démons tremblent autant qu'eux, et haïssent Dieu. Plus vous userez de rigueur et de contrainte, plus vous...
Página 370 - En vérité , en vérité, je vous le dis : si vous ne mangez la chair du Fils de l'Homme , et si vous ne buvez son sang, vous n'aurez point la vie en vous.
Página 467 - J'ai dit à Monseigneur de Beauvais : « Vous dites que vous êtes mon juge, je ne sais si vous l'êtes. Mais avisez-vous bien de ne pas juger mal. Car vous vous mettriez en grand danger; et je vous en avertis, afin que, si Notre Seigneur vous en châtie, j'aie fait mon devoir de vous le dire.
Página 315 - France par soixante ans d'une littérature corruptrice, aspire à y renaître , et ne demande que l'ébranlement d'une parole amie , d'une parole qui supplie plus qu'elle ne commande, qui épargne plus qu'elle ne frappe, qui entr'ouvre l'horizon plus qu'elle ne le déchire , qui traite enfin avec l'intelligence et lui ménage la lumière comme on ménage la vie à un être malade et tendrement aimé ! Si ce but n'est pas pratique, qu'est-ce qui le sera sur la terre?
Página 380 - Mais quel est donc cet amant invisible, mort sur un gibet, il ya dix-huit siècles, et qui attire ainsi à lui la jeunesse, la beauté et l'amour ? qui apparaît aux âmes avec un éclat et un attrait auquel elles ne peuvent résister? qui fond tout à coup sur elles et en fait sa proie? qui prend toute vivante la chair de notre chair et s'abreuve du plus pur de notre sang ? Est-ce un homme? Non : c'est un Dieu. Voilà le grand secret, la clef de ce sublime et douloureux mystère. Un Dieu seul peut...
Página 380 - ... déjà parée pour le sacrifice, étincelante et charmante, avec un sourire angélique, avec une ardeur sereine, rayonnante de grâce et de fraîcheur, le vrai chef-d'œuvre de la création ! Fière de sa riante et dernière parure, vaillante et radieuse, elle marche à l'autel, ou plutôt elle y court, elle y vole comme un soldat à l'assaut, Contenant à peine la passion qui la dévore, pour y courber la tête sous ce voile qui sera un joug pour le reste de sa vie, mais qui sera la couronne...
Página 378 - ... la mâle et persévérante énergie qui nous manque pour aborder de front et dompter l'égoïsme, la lâcheté, le sensualisme de notre temps et de tous les temps. Cette tâche, elles l'accomplissent avec une chaste et triomphante hardiesse. Tout ce qu'il ya de noble et de pur dans la nature humaine est mené au combat contre toutes nos bassesses et au secours de toutes nos misères. Ne parlons plus du charme de la vie contemplative, des joies suaves de la méditation, de la solitude. Ce n'est...
Página 377 - ... donnant à l'âme ce qui lui manquerait presque toujours dans la vie ordinaire. Elle inspire à la jeune vierge je ne sais quoi de viril qui la dérobe à toutes les faiblesses de la nature, qui en fait, au jour voulu, une héroïne, mais une héroïne tendre et douce, surgissant des abîmes de l'humilité, de l'obéissance et de l'amour, pour monter au niveau des plus généreux essors et atteindre tout ce qu'il ya de lumineux et de puissant dans le courage humain. Elle verse dans le cœur du...

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